Diminuer sa taxe foncière et taxe d’habitation : comment faire des économies ?

Face à la pression fiscale qui pèse sur les ménages, il est légitime de chercher des solutions pour alléger ses impôts locaux. Cet article vous propose un tour d’horizon complet des dispositifs existants pour réduire votre taxe foncière et votre taxe d’habitation. Découvrez comment faire valoir vos droits et adopter les bonnes pratiques pour réaliser des économies significatives.

Comprendre le fonctionnement de la taxe foncière et de la taxe d’habitation

Avant de chercher à réduire ces deux taxes, il convient de bien comprendre leur fonctionnement. La taxe foncière concerne tous les propriétaires, qu’ils occupent ou louent leur bien immobilier. Elle est calculée en fonction de la valeur locative cadastrale du logement, multipliée par un taux fixé par les collectivités locales.

La taxe d’habitation, quant à elle, s’applique aux occupants d’un logement au 1er janvier de l’année en cours, qu’ils soient propriétaires ou locataires. Elle est également basée sur la valeur locative cadastrale du logement et tient compte de la situation financière du foyer fiscal (revenus, nombre de personnes à charge, etc.). Depuis 2018, cette taxe est en cours de suppression progressive pour 80 % des ménages français.

Contester la valeur locative cadastrale

L’une des premières démarches pour diminuer sa taxe foncière et sa taxe d’habitation consiste à contester la valeur locative cadastrale de son logement. En effet, cette valeur, déterminée par le service des impôts, peut être surestimée, notamment si des travaux ont été réalisés depuis le dernier recensement ou si des erreurs ont été commises lors du calcul initial.

Pour contester cette valeur, vous devez adresser une réclamation écrite au centre des impôts fonciers dont dépend votre logement, en justifiant de la différence entre la valeur locative cadastrale actuelle et celle que vous estimez plus juste. Cette démarche doit être effectuée dans les deux mois suivant la réception de l’avis d’imposition concerné.

Bénéficier d’exonérations et d’allègements fiscaux

Il existe plusieurs dispositifs permettant de bénéficier d’exonérations ou d’allègements fiscaux sur la taxe foncière et la taxe d’habitation. Ces dispositifs sont accordés sous certaines conditions liées à l’âge, aux revenus, à la situation de famille ou au type de logement :

  • Pour les personnes âgées de plus de 75 ans et les personnes handicapées, une exonération totale ou partielle peut être accordée sous conditions de ressources.
  • Les familles nombreuses peuvent bénéficier d’un abattement sur leur taxe d’habitation en fonction du nombre d’enfants à charge.
  • Les logements neufs, achevés depuis moins de deux ans, peuvent être exonérés de taxe foncière pendant deux ans à compter de l’année suivant leur achèvement, sous réserve d’en faire la demande auprès des services fiscaux.
  • Les propriétaires de logements économes en énergie (label BBC) peuvent bénéficier d’une exonération temporaire de taxe foncière dans certaines collectivités locales.

Optimiser la gestion de son patrimoine immobilier

Pour diminuer sa taxe foncière et sa taxe d’habitation, il est également possible d’optimiser la gestion de son patrimoine immobilier. Plusieurs leviers peuvent être actionnés :

  • Choisir un investissement locatif dans une zone où les taux des taxes locales sont plus faibles.
  • Effectuer des travaux de rénovation pour améliorer la performance énergétique du logement et ainsi bénéficier d’exonérations temporaires.
  • Vendre un bien immobilier peu rentable ou trop coûteux en termes d’impôts locaux.

Il est important de bien étudier les conséquences fiscales de chaque décision patrimoniale afin d’éviter les mauvaises surprises et d’optimiser au mieux ses choix en matière d’investissement immobilier.

Bien réagir face aux augmentations des taxes locales

Les collectivités locales ont la possibilité de modifier les taux des taxes foncière et d’habitation chaque année, ce qui peut engendrer des augmentations parfois importantes. Face à cette situation, il est important de bien réagir :

  • Vérifier que les montants indiqués sur l’avis d’imposition sont corrects et conformes aux taux votés par la collectivité locale.
  • Se renseigner sur les dispositifs d’exonération ou d’allègement existants dans sa commune ou son département et vérifier si l’on y est éligible.
  • En cas d’augmentation significative, envisager une contestation de la valeur locative cadastrale ou une demande de dégrèvement auprès des services fiscaux.

En adoptant ces différentes démarches et en étant attentif à la gestion de son patrimoine immobilier, il est possible de réduire significativement le montant de sa taxe foncière et de sa taxe d’habitation. Il convient néanmoins de rester vigilant face aux évolutions législatives et fiscales susceptibles de modifier les règles du jeu en matière d’impôts locaux.